Dans la région :un roman policier qui met Tournai en scène

Bernard Duquesnoy, chef étoilé d’origine française, est retrouvé assassiné dans une ruelle du centre de Tournai. Un commissaire fraîchement diplômé, un vieux flic de la criminelle et une juge d’instruction au caractère bien trempé font équipe pour remonter la piste du tueur. Voilà l’intrigue de « Samuel », le premier roman policier de Cédric Ketelair, journaliste indépendant originaire de Tournai. «Cela me titillait depuis longtemps d’écrire un bouquin », reconnaît le chroniqueur judiciaire, habitué à fréquenter le palais de justice. « Mes copains m’y encourageaient aussi, en me disait qu’avec tout ce que j’entendais en cour d’assises, je devrais écrire. Mais je n’avais pas vraiment le temps et je ne m’en sentais pas forcément capable... jusqu’à la coupe du monde de football de 2018 et ce match du 11 juillet au cours duquel la France a battu la Belgique ».

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C’est cet instant précis qui donne à Cédric Ketelair l’idée de son premier roman: « J’étais en vacances en France et le gérant du camping m’a expliqué qu’il avait dû, le soir de ce match, séparer des campeurs belges et français qui, pourtant partaient en vacances ensemble depuis des années ».

Le match France-Belgique

Une situation qui devient le point de départ de son intrigue. « Tournai où je suis né est belge depuis 1830, mais son histoire veut qu’elle soit restée française pendant plusieurs siècles. C’est la cité de Clovis, l’endroit où il est né... La plupart des Tournaisiens ont de la famille de l’autre côté de la frontière. Et pourtant, le soir de ce match, j’ai vu des gens en venir aux mains. J’ai alors imaginé que mon crime se passerait dans ce contexte particulier et j’ai inventé mon histoire ».

Un match de foot en toile de fond, une enquête policière pour fil rouge et les rues de Tournai en guise de décor, Cédric Ketelair réussit, dans ce premier roman, à réunir toutes ses passions: le sport, l’histoire, les affaires criminelles et l’écriture... « Après, j’ai changé 15.000 fois de versions. Certaines nuits, je n’en ai pas dormi. Il fallait que je note une idée. Écrire un livre prend aux tripes, mais à un moment donné, il faut mettre le point final et se lancer. Je voulais le sortir pour l’Euro 2021, mais finalement je n’avais plus envie d’attendre ».

Et c’est bien entendu dans les palais de justice que Cédric Ketelair a trouvé son inspiration: « L’histoire est totalement fictive, les personnages également. Mais c’est vrai que certaines situations m’ont inspiré, des répliques aussi ou des traits de caractère », avoue l’auteur. « Il m’arrivait de sortir de la salle d’audience et de me dire “ça, ça doit se trouver dans le bouquin”. J’avais aussi envie que des phrases en patois figurent dans mon livre, parce que j’adore cette langue. J’ai demandé à Bruno Delmotte s’il était d’accord de m’aider, il n’a pas hésité ». Et après un an et demi de travail, « Samuel », son premier polar est devenu réalité. « Je suis content, oui, même si ma compagne est bien plus fière que moi. Après, je n’ai pas l’intention de m’offrir un yacht avec les ventes... », plaisante-t-il. « Je fais cela pour mon plaisir et si cela en procure aux autres aussi, c’est parfait! ».

Où le trouver

« Samuel » publié aux éditions « Le Livre en papier » est disponible au prix de 20€ dans plusieurs librairies régionales: « J’avais envie de travailler avec des petits commerces et surtout pas Amazon, cela fait partie de ma philosophie », assure l’auteur. On peut dès lors se le procurer dans les librairies: la Procure à Tournai, du Parc à Froyennes, des 3 Suisses à Orcq, Dany à Mouscron, Lire et Elle à Ath, la Boîte à Malice à Péruwelz, de Bourgogne à Estaimbourg ou encore à la boucherie Ketelair, tenue par la cousine de Cédric, à Taintignies. Ou encore via www.publier-un-livre.com

 

source : article article S.Co Nord Eclair

 

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