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Inquiértant : Un Belge sur deux distrait par son GSM

Vias : « Un phénomène qui prend de l’ampleur »  

Les gens sont tellement accros à leur GSM qu’ils oublient parfois qu’ils prennent des risques énormes dans la circulation. Surtout lorsqu’ils sont des usagers faibles.  
Une étude menée par Ford France révèle que les Français sont accros à leur smartphone. Un constat qui peut poser des problèmes de sécurité, surtout dans les zones urbaines, que ce soit pour les véhicules ou les usagers plus faibles.
 
Et à ce titre, les piétons, adoptent parfois des comportements très dangereux. À pied, en voiture ou à vélo, ils sont nombreux à quitter la route des yeux et risquer un accident pour envoyer un SMS ou bien consulter les réseaux sociaux.
 
Tous, nous avons déjà pu voir des piétons qui traversent un passage en dehors des limites, qui marchent sans regarder devant eux, uniquement parce qu’ils sont concentrés sur leur écran. On les appelle les « smombies » (contraction de smartphones et zombies). L’étude française révèle ainsi que 68 % de ces piétons consultent leur smartphone en marchant sur le trottoir ou en traversant la rue. Le chiffre atteint même 91 % dans la tranche d’âge de 18 à 35 ans.
Et chez nous, le phénomène est-il aussi développé ?
 
« Nous avons mené une étude à ce propos en 2017 où on voyait qu’à Bruxelles, Anvers et Liège, 18 % des gens utilisaient leur téléphone portable », explique Benoît Godart, porte-parole de l’institut Vias. « Chez les 15-29 ans, ce nombre grimpait à 26 %. » Un quart des gens ayant participé à l’étude.
 
« Ce sont des chiffres qui sont communs à toutes les grandes villes », continue le porte-parole.
 
« Les gens ont pris le pli de saisir leur GSM à la moindre occasion, dès qu’ils ont un peu de temps. Ce n’est évidemment pas l’idéal dans la circulation si vous traversez au feu rouge. À ce moment, il y aura peut-être une voiture qui veut passer sans attendre. Il vaut mieux éviter… »
D’autant plus qu’un accident sur trois se produit aux passages pour piétons.
 
« Le phénomène des smombies pose aussi de gros problèmes », reconnaît Benoît Godart.
 
50 % concernés
 
Vias n’a plus réalisé d’études sur le sujet, mais il y a fort à parier qu’en deux ans, le nombre a également augmenté. « On peut estimer que 50 % des Belges sont concernés. »
 
Comment régler ce problème ? « À Bruxelles, il y a eu une expérience avec des leds placés sur les trottoirs où circulent des trams. Mais je crois que la solution ne passera pas seulement par les infrastructures. Ça passera aussi par la sensibilisation. On ne peut pas interdire aux gens de consulter leur GSM. C’est un phénomène qui prend de l’ampleur. Vous le voyez bien dans les files au Bancontact ou au supermarché. Derrière les deux premières personnes, tout le monde a son téléphone en mains. »
 
source article J.M sudpresse

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