Web Analytics

Élections. Pour tout savoir ! Les 13 questions importantes du scrutin! Tout ce qu’il faut absolument savoir avant d’aller voter d’ici 15 jours…

Résultat de recherche d'images pour "vote"

Dans deux semaines exactement, ce sera le jour où vous exercerez votre devoir de citoyen pour mettre en place les différentes assemblées législatives, en principe pour cinq ans chacune. On fait le tour de l’élection du 26 mai en 13 questions pratiques. 

  1. Est-ce que dans 15 jours, vous voterez pour élire un gouvernement fédéral et un premier ministre ?

Pas exactement. Au fédéral, on élit les députés. C’est parmi eux, en fonction du rapport de force, que doit se dégager une coalition, c’est-à-dire une alliance entre différents partis, pour former un gouvernement – ce qui est d’ailleurs une étape qui ne s’avère pas nécessairement facile, il faut que les différents partis formant une majorité arrivent à se mettre d’accord sur un programme. C’est cette coalition qui permet la mise en place d’un gouvernement et décide de qui sera le Premier ministre.

  1. Combien de bulletins de vote remplirez-vous le 26 mai ?

Trois. Un pour élire les députés à la chambre des représentants (au niveau fédéral), un pour élire les députés régionaux (wallons ou bruxellois) et un pour élire les députés européens.

  1. Combien de députés enverrez-vous à la Chambre des représentants ?

Pour tout le pays, il y a 150 députés : 87 Flamands, 48 Wallons et 15 Bruxellois. Chaque circonscription électorale envoie un nombre défini de députés (de 4 à 24) en fonction de sa population. Par exemple, il y a 6 députés pour Namur, 15 pour Liège, et 18 pour le Hainaut.

  1. Combien de députés européens élirez-vous ?

La Belgique envoie 21 députés européens à Strasbourg, dont 8 issus de la communauté française et un de la communauté germanophone. L’Assemblée dans sa totalité compte 751 députés.

  1. Combien de députés régionaux allez-vous choisir ?

Le Parlement bruxellois compte 89 membres (dont 17 néerlandophones), le Parlement wallon 75, répartis là aussi en fonction de la population des circonscriptions.

  1. Pourquoi ne vote-t-on plus pour le Sénat ?

Le Sénat est désormais constitué de manière indirecte, mais bien entendu en fonction du vote que vous émettrez dans 15 jours. 50 sénateurs sont d’abord désignés par les parlements régionaux, ensuite 10 autres sénateurs sont « cooptés », c’est-à-dire désignés ensuite par ces 50 sénateurs.

  1. Pourquoi ne vote-t-on pas pour le Parlement de la Communauté française ?

Parce qu’au Parlement de la Communauté française, siègent les 75 députés wallons élus ainsi que 19 députés issus du Parlement bruxellois.

  1. Comment devez-vous voter pour que votre vote soit valable ?

Soit en case de tête, soit pour un ou plusieurs candidats, pour autant qu’ils soient sur la même liste. Vous pouvez voter pour des candidats effectifs et/ou suppléants, mais toujours évidemment sur une seule et même liste. Dans le cas où vous votez à la fois en case de tête et pour un ou des candidats de cette liste, c’est le vote en case de tête qui n’est pas pris en compte. Dans tout autre cas de figure (quand vous votez pour des candidats qui ne sont pas sur la même liste par exemple), le vote est nul.

  1. Que devez-vous faire si vous ne pouvez pas aller voter ?

Vous pouvez donner procuration à une personne de votre choix au moyen d’un formulaire délivré par l’administration communale de votre domicile. Différents cas sont prévus, notamment en raison de maladie, d’infirmité, mais aussi pour des raisons professionnelles ou religieuses. Ou encore parce que vous êtes étudiant, prisonnier ou simplement en vacances à l’étranger. Il faut dans la majorité des cas demander un certificat (à votre employeur, à votre école, à votre bourgmestre) et on peut croire que la procédure sera cette fois très surveillée à cause des récents soupçons de fraude.

  1. Si vous votez blanc ou nul, à qui cela profite-t-il ?

En principe à personne. Les votes blancs et les votes nuls sont comptabilisés, mais on n’en tient pas compte lors de la répartition des sièges. Ils sont juste ignorés.

  1. Que devez-vous faire si vous n’avez pas reçu de convocation ou… si vous l’avez égarée ?

Le mieux c’est de se rendre au service population de sa commune, avec sa carte d’identité, on vous y fournira un duplicata de la convocation – pour certaines grandes communes comme Liège et Charleroi, cette démarche est encore possible la veille et même le dimanche du vote… Par ailleurs, si vous avez déménagé depuis le 1 er mars dernier, il risque d’y avoir une complication : vous avez été convoqué pour aller votre dans votre ancienne commune.

  1. Que risquez-vous si vous n’allez pas voter ?

Théoriquement, vous risquez une amende de 40 à 80 € (si c’est la première fois que vous n’allez pas voter) ou de 80 à 200 € (en cas de récidive). Vous pouvez même être rayé des listes au cas où vous ne vous êtes pas présenté au moins quatre fois en 15 ans de temps. Mais on doit bien dire que les poursuites dans ce genre de situation restent assez rares, voire inexistantes. Mais elles ne sont pas impossible.

  1. Que risquez-vous si vous ne vous présentez pas pour remplir le rôle d’assesseur ou de président qu’on vous a attribué dans un bureau de vote ou de dépouillement ?

Là, c’est beaucoup moins anodin ! Il y a 5 ans, quelque 46 assesseurs faisant défaut ont été condamnés à une amende de 600€, tandis qu’un président a reçu lui une amende de 900€. Et cela pourrait même aller jusqu’à 1000€, à l’appréciation du juge de paix… Ne vous y risquez donc pas parce que dans ce cas-là, la sanction est vraiment effective.

(Source Nord Eclair)

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel