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Rififi autour du projet de résidence-services, à Estaimpuis

Lors du dernier conseil communal d’Estaimpuis, le groupe Ecolo a profité du point relatif à l’approbation du compte 2018 du CPAS pour monter au créneau concernant le dossier de résidence-services initialement envisagé en partenariat avec l’Institut Saint-Joseph. Car le projet semble avoir du plomb dans l’aile depuis de nombreux mois.

L’illustration du projet...

Le compte 2018 du CPAS affiche un boni de 108.731,08 euros à l’ordinaire et un boni de 317.682,48 euros à l’extraordinaire. Un résultat comptable qui a toutefois été rapidement expédié, les débats tournant principalement autour du dossier de résidence-services initié lors de la mandature précédente.

Et c’est l’ancien président du Centre d’action sociale, Quentin Huart, qui en a particulièrement pris pour son grade...

« Lors de notre dernière réunion du CPAS, notre représentant a souhaité faire le point sur ce dossier. Quelle ne fut pas sa surprise d’apprendre, ce jour-là, que l’Institut Saint-Joseph de Néchin avait renoncé au partenariat dans ce projet, et cela dès le mois de janvier 2018 ! Il s’agissait pourtant d’un partenariat nécessaire, indispensable et obligatoire pour que ce projet voit le jour », s’est étonnée la conseillère communale Ecolo Pauline Trooster. « Durant tout le cheminement d’avancement de ce projet, nous n’avons pas manqué à diverses reprises de douter de la pérennité de cette ambition en rappelant à différents moments la difficulté de remplir les résidences-services et de demander où en était le partenariat avec le home de Néchin. À aucun moment, la décision négative du Pouvoir organisateur dudit home n’a été signalée aux membres du CPAS. Au contraire, les laissant dans l’ignorance, le dossier a suivi son cours, engageant des frais non négligeables mais inutiles pour le CPAS. »

Ecolo n’a pas apprécié, non plus, que ce projet ait été mis en exergue à de nombreuses reprises durant la dernière campagne électorale, « afin de servir l’ambition de la tête de liste de votre groupe politique », dixit Mme Trooster, qui a demandé au principal intéressé, M. Huart, de rendre des comptes.

Avec le CPAS de Pecq ?

Celui qui est désormais échevin des Finances a répondu qu’il y avait d’abord eu un accord tacite pour que l’Institut Saint-Joseph de Néchin accompagne le CPAS dans cette opération. « La procédure avait été entamée sur cette base-là, au niveau du CPAS et avec le partenaire financier Belfius. En 2018, nous avons effectivement relancé l’Institut pour officialiser par écrit notre partenariat et c’est à ce moment-là que nous avons appris qu’il ne se sentait plus capables de nous accompagner, après avoir constaté qu’il avait des difficultés à remplir la résidence-services récemment construite à Néchin », a indiqué M. Huart. « Comme l’on peut travailler avec d’autres organismes dans un rayon de 20 kilomètres dans les alentours, il y a alors eu toute une réflexion au niveau du Collège communal afin d’envisager d’autres possibilités, notamment une collaboration avec le CPAS de Pecq. »

Pauline Trooster n’a pas été satisfaite de cette réponse... « Cette piste de Pecq n’a jamais été abordée ni au conseil communal, ni au conseil du CPAS. Quel était l’intérêt de poursuivre les démarches, notamment avec des architectes, et de multiplier ainsi les frais pour le CPAS alors que vous saviez très bien qu’il n’y avait plus de partenariat officiel à l’ordre du jour ? », s’est interrogée la conseillère communale.

N’ayant pas les diverses pièces du dossier à disposition, ce soir-là, l’ancien président du CPAS a souhaité ne plus réagir afin de ne pas dire de bêtises.

Dans sa communication, Quentin Huart semble n’avoir jamais douté

En juillet 2018, celui qui était encore président du CPAS présentait l’illustration du futur projet.

Selon Ecolo, on a su que l’Institut Saint-Joseph de Néchin ne souhaitait plus accompagner le CPAS d’Estaimpuis dans ce projet en janvier 2018, déjà !

S’il déclarait devoir se replonger dans les différentes pièces du dossier avant de pouvoir l’affirmer, M. Huart a indiqué que le « refroidissement » de l’Institut ne lui semblait pas être tombé aussi tôt au cours de l’année...

Dans sa communication, l’ancien président du CPAS n’a en tout cas jamais semblé avoir un doute sur la faisabilité de ce projet... tout au long de l’année 2018. Le 17 juillet, détails et photos à l’appui, il indiquait ainsi sur sa page Facebook : « une belle aventure va débuter et j’en suis très fier. En effet, en tant que président du CPAS, je m’étais engagé à tenir le timing afin de lancer la résidence-services ». En novembre, au moment de quitter la tête du CPAS, il avait là encore mis en exergue ce magnifique projet...

source : article Nicolas Roze Nord Eclair

Commentaires

  • Ainsi donc l'Institut Saint Joseph de Néchin dispose de places disponibles dans sa résidence-service sans parvenir à les remplir et le CPAS n'y voit aucun signe pour stopper son propre projet pour lequel on se demande où il ira chercher les "candidats". Amis contribuables passez à la caisse ce ne sont pas les idées qui manquent pour dilapider votre obole. Faire sa pub électorale sur cette info est tout bonnement indigne !

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