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La rumeur dit que le secteur ne connait pas la crise :Pourtant beaucoup d'entreprises de pompes funèbres inquiétes.

 

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2.000 décès en moins ont été constatés depuis le début de l’année, selon la fédération belge des entreprises de pompes funèbres. Le chiffre devrait atteindre les 3.000 d’ici la fin de l’année. Une situation exceptionnelle qui s’explique par un hiver plus doux et un été avare en canicule.

Les Belges sont nettement moins nombreux à mourir dans notre pays en 2014. De janvier à la mi août, la diminution est importante : 2.000 de moins par rapport aux années précédentes. La nouvelle ne peut que réjouir la majorité des Belges. Elle n’amuse pourtant pas particulièrement les entreprises de pompes funèbres… Les chiffres de cette diminution devraient même atteindre les 3.000 d’ici la fin de l’année, selon la fédération belge des entreprises de pompes funèbres. «C’est très net.

On dénombre beaucoup moins de décès cette année, principalement depuis février et mars », remarque-ton dans une entreprise de pompes funèbres de la région  «La baisse chez nous est de 15 à 20%! Sans qu’on puisse l’expliquer. » La cause serait pourtant très simple. Et ne s’explique pas uniquement par les progrès de la médecine. «La principale raison, c’est l’hiver très doux qu’a connu la Belgique.

Les chaleurs plus faibles cet été sont également à prendre en considération. Même si les pics de froid restent les causes principales de décès. En effet, elles favorisent des maladies comme, par exemple la grippe, fatale pour les personnes affaiblies », explique Johan Dexters, président de la fédération belge des entreprises de pompes funèbres. «En Belgique, la dépouille de 55 à 58 % des défunts est incinérée.

Particulièrement en Flandre. Mais la pratique augmente également en Wallonie. Les entreprises ont noté 1.300 crémations en moins. Idem chez les entreprises de pompes funèbres qui connaissent dès lors des difficultés financières. On ne parle pas encore trop de faillites. Mais certaines sociétés qui ont fait des prévisions budgétaires se trouvent désormais face à des problèmes de liquidité. » En effet, le nombre de décès est assez stable ces dernières années en Belgique. Et tourne autour de 104.000. La baisse brutale de 2014 prend donc ces entreprises au dépourvu. «Cette année, on risque au final de se trouver avec 3.000 décès de moins », reprend Johan Dexters. «Les pics de température influent effectivement énormément sur le nombre de défunts que nous prenons en charge », 

Tout compte fait cette crise arrange plus d'un belge pas forcément pressé de mourir pour faire monter les statistiques

Commentaires

  • Hé oui, il faut attendre de plus en plus longtemps pour hériter!

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