Deux alertes à la bombe à la gare de Tournai

gare tournai.JPG«  Je viens de déposer une bombe à la gare de Tournai  ». Le 28 février 2013, c’est la seconde fois que la police de Tournai reçoit ce genre d’appel en un peu plus d’un mois. Le 19 janvier, c’était déjà cette voix féminine qui était au bout du fil. Il était environ 20h50 et, moins d’une heure plus tard, une jeune Bruxelloise était interpellée.

Élodie (30 ans) regardait les pompiers et les policiers s’affairer autour de la gare quand elle a lancé l’appel depuis une cabine téléphonique située entre la gare et le commissariat. «  Elle a décrit sa tenue vestimentaire car elle voulait entrer en contact avec la police  », explique le substitut du procureur du roi. Après l’appel du 28 février, elle a été identifiée d’abord par sa voix puis par un policier qui évacuait le plateau de la gare avec ses collègues. Une fois de plus, elle regardait les navetteurs qui évacuaient la gare.

Cette double alerte était en fait un appel à l’aide. Cette femme dit avoir été rejetée par sa famille depuis l’âge de sept ans. Après l’internat, elle a séjourné en psychiatrie. Aujourd’hui, elle passe ses nuits dans des abris de fortune à Bruxelles, avec d’autres camarades qui vivent aussi en marge de la société.

Son avocat explique qu’elle devrait suivre un traitement médicamenteux mais elle ne le fait pas. Du coup, elle souffre de toute une série de troubles (elle serait bipolaire, schizophrène à tendance paranoïaque) qui se manifestent par son comportement : repli sur soi, mains qui tremblent, etc. «  Elle a impérativement besoin d’un suivi thérapeutique  », martèle son avocat qui demande au tribunal d’appliquer la loi de défense sociale et de prononcer un internement.

La jeune femme, qui s’exprime très clairement dans un français correct, dit qu’il faut la forcer à prendre des médicaments car elle est incapable de se soigner seule.

Après lui avoir remonté les bretelles, le juge lui a signifié qu’elle sera jugée le 11 février. Elle reste présumée innocente.

C.K

 

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