INQUIETANT - Le "Knockout Game": comment frapper des inconnus jusqu’à l’inconscience

860819539_B971501770Z.1_20131128161623_000_GPL1J4MO6.1-0.jpgLe "Knockout Game" est un nouveau «jeu» cruel qui se développe aux Etats-Unis. Les règles? Frapper un inconnu dans la rue pour lui faire perdre conscience.

Il y a quelques années en Belgique, les groupes de jeunes filmés en train de tabasser un autre jeune à la sortie d’une école étaient devenus courant. Les vidéos étaient ensuite postées sur le net pour faire le «buzz». Si l’on entend moins parler aujourd’hui de ces pratiques monstrueuses chez nous, c’est un nouveau type de vidéos du genre qui se développent aux Etats-Unis.

Le "Knockout Game" sévit essentiellement dans les rues de New York, Washington et de Jersey City.

Le but? Pour impressionner leurs amis, des adolescents frappent gratuitement et lâchement des passants afin qu'ils perdent connaissance. La police américaine a constaté une récente hausse d'attaques de ce genre, comme le souligne le site canadien "La Presse".

« Ce n'est pas qu'ils souhaitent faire du mal à quelqu'un, cela concerne plutôt la prise de risques et des façons nouvelles, différentes et excitantes de s'attirer des ennuis », explique Paul Boxer, professeur de psychologie

Des vies sont en jeu

À Jersey City, un homme de 46 ans a récemment perdu la vie lorsque sa tête a cogné une clôture de fer. Il a été victime du "Knockout Game".

« Il est difficile d'excuser un tel comportement », souligne dans la "Presse" Jeffrey Butts, psychologue spécialisé en délinquance juvénile au "John Jay College of Criminal Justice". « Quand quelqu'un entre dans un magasin et réclame de l'argent, on peut en quelque sorte comprendre pourquoi il agit ainsi, que ce soit par désespoir ou autre chose. Mais frapper quelqu'un simplement pour la brève excitation de voir qu'on peut le faire est tout simplement puéril. Ce comportement d'attaquer subitement une personne qui semble sans défense a toujours séduit le caractère impétueux et idiot des adolescents ».

L'enquête a même été confiée à l'unité des crimes à New York.

« Il y a des jeunes influençables qui ont une propension à la violence et qui pourraient être affectés par les images qu'ils voient. Ce n'est pas qu'ils souhaitent faire du mal à quelqu'un, cela concerne plutôt la prise de risques et des façons nouvelles, différentes et excitantes de s'attirer des ennuis », conclut Paul Boxer, professeur de psychologie à l'université de Rutgers.

Aline Wuillot sudinfo + du 28/11/2013

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