Mouscron : de nouveaux moyens pour la police frontalière ? (30/04/2014)

auto securite mouscron.jpgCe mardi, le centre culturel de Comines accueillait le colloque «Pour une sécurité sans frontières» qui avait pour but de faire le point sur la coopération policière transfrontalière mais également de présenter des voitures permettant de repérer les véhicules recherchés et dont la police mouscronnoise pourrait prochainement être équipée.

Cela fait un peu plus d’un an que les nouveaux Accords de Tournai, visant à renforcer la coopération transfrontalière en matière policière, ont été signés par Joëlle Milquet et Manuel Valls. Hier, la Vice-Première ministre était bien présente à Comines pour faire le point sur la situation un an plus tard, au contraire de son nouvel homologue, Bernard Cazeneuve, qui y était pourtant attendu.

Joëlle Milquet a notamment évoqué l’utilisation des caméras ANPR pour les services de police transfrontaliers. Ces caméras sont fixées à l’avant d’une voiture et sont reliées à un ordinateur de bord. Elles scannent les plaques d’immatriculation des véhicules qu’elles croisent et indiquent s’ils figurent dans la base de données des véhicules volés, repérés sur les lieux d’une agression, d’un vol ou qui sont simplement fichés pour d’autres effractions diverses. Celle que l’on surnomme «Madame Non» a même dit oui au financement de ces voitures par le gouvernement.

Si ces caméras pourraient être un atout majeur dans le combat mené contre la criminalité, le cadre d’action des hommes de terrain reste encore trop limité, et ce malgré les améliorations apportées par les Accords de Tournai. Le bourgmestre d’Estaimpuis, Daniel Senesael, a prononcé un discours en début d’après-midi au cours duquel il a pris sa commune d’Estaimpuis en exemple. « Au sein de la zone de police du Val d’Escaut, les statistiques attestent que c’est dans l’entité d’Estaimpuis que les faits de criminalité sont les plus nombreux. Cela s’explique par le fait que notre entité partage 27 kilomètres de frontière avec la France, les individus qui commettent des méfaits savent qu’ils pourront passer la frontière rapidement et amenuiser leurs chances d’être inquiétés. » En effet, l’auteur d’un méfait commis en Belgique ou en France qui passe la frontière alors qu’il est pris en chasse ne peut pas être arrêté par une patrouille composée uniquement de policiers du pays qu’il vient de quitter. Ces derniers peuvent continuer à le suivre mais ils doivent prévenir leurs collègues frontaliers afin qu’ils procèdent à l’arrestation. Un problème réel pointé par le bourgmestre qui s’est ensuite dit favorable à l’emploi de ces caméras.

19:15 Écrit par Eddy.vercleven | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |