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  • No Télé : la soupe indigeste a été mixée aux habitants de mettre la main à la poche

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    Véritable (mauvaise) saga qui anime la Wallonie picarde depuis quelques semaines, le refinancement de No Télé a peut-être trouvé son épilogue au terme d’une réunion entre bourgmestres qui s’est tenue vendredi soir dans l’Office du tourisme de Tournai. Les bourgmestres ont trouvé un accord. «Nous avons demandé à Notélé de faire des efforts économiquessupplémentaires et aux intercommunalesIEG et Ideta d’intervenirà concurrence de 40.000 et160.000 euros », explique Rudy Demotte.

    Exit donc l’apport de 400.000 euros d’Ipalle. «Les modalités techniquesà mettre en oeuvre dont impossibles », répond le ministre-président wallon. Du coup, c’est vers les communes que les yeux se sont tournés et vers des partenaires privés, lesquels seront appelés à verser 50.000 euros. La fondation Lemay, chère au président fondateur de No Télé, pourrait apporter quelques deniers. Jean-Pierre Winberg sera aussi ravi d’apprendre que les communes ont répondu à son appel. La cotisation annuelle par habitant sera augmentée d’un euro par habitant et passera donc de 0,87 à 1,87 euro. «On demande aux communesde faire un effort dans lecadre de leur budget, compensédans leur budget, ainsi le citoyen nedevra pas payer plus », poursuit  magic Demotte.

    En contrepartie, les bourgmestres de Wallonie picarde demandent à la télévision régionale de mettre en place un monitoring pour avoir une vision claire et pluraliste du plan financier de No Télé. «Nous demandons aussi aux organesde gestion de No Télé demettre en place un budget quiconcrétise les pistes dégagées par latask force », dixit le bourgmestre empêché de Tournai. Ce qui veut dire qu’il est demandé à No Télé de réduire ses dépenses de fonctionnement et de trouver des recettes complémentaires de l’ordre de 160.000 euros sur des pistes tracées par la task force.

    Enfin, les bourgmestres souhaitent que No Télé maintienne sa part sociale à hauteur d’un montant de 300.000 euros. Les bourgmestres se sont engagés à faire le point en septembre. Entre-temps, ils rentreront en bataille électorale et pourront toujours compter sur les caméras de No télé pour les suivre dans les quatre coins de la région. En mai, la mauvaise soupe sera digérée.

    CÉDRIC KETELAIR