fabrice denys

  • L’appel à l’aide d’un papa mouscronnois: sans emploi, pas de logement… et c’est la galère!

    Le 31 mai, Fabrice Denys doit quitter son logement à Obourg, près de Mons. Il veut revenir à Mouscron, sa ville d’origine, près de sa famille et de son médecin. Mais actuellement sans emploi suite à un accident de travail, ce père de 39 ans ne parvient pas à trouver de logement. Il lance un appel à l’aide.

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    D’ici la fin du mois, Fabrice Denys reviendra à Mouscron. Il avait quitté la cité des Hurlus lorsqu’il avait eu un poste d’ambulancier du côté de Mons. Il s’était alors installé à Obourg. Mais en 2012, ce Mouscronnois est victime d’un accident de travail. Alors qu’il transportait une personne en chaise roulante, il ne voit pas une bordure et passe à travers son genou. Après de multiples opérations, Fabrice perd son boulot. Alors pour trouver un logement dans la région de Mouscron, c’est le parcours du combattant. « En étant au chômage, ce n’est pas facile. Pour avoir un logement, il faut en général présenter les trois dernières fiches de paie. Même si mon père se porte garant, ce n’est pas évident », raconte Fabrice Denys. Récemment, il a visité une maison à Dottignies. « On ne m’a pas encore dit oui ou non, mais on m’a dit que j’avais peu de chance car un couple avec deux salaires était intéressé », regrette-t-il. Les propriétaires sont plus enclins à louer une maison à des personnes qui ont un salaire fixe chaque mois qu’à une personne actuellement au chômage. « Mais je cherche du travail. J’ai encore été opéré récemment et je vais pouvoir recommencer à travailler. Je peux faire du transport de personnes, pour des navettes aéroport par exemple, du transport de colis, être magasinier, faire de l’entretien dans des bâtiments puisque j’ai de l’expérience à ce niveau », clame-t-il.

    On sent le Mouscronnois très motivé pour trouver un emploi. « Je prendrai n’importe quoi. Je veux rebondir à Mouscron ou dans les environs.» Mais il est également inquiet pour l’avenir en ce qui concerne le logement. Fabrice a besoin de deux chambres, pour pouvoir accueillir sa fille de 8 ans qu’il a en garde alternée. Cela ne rend pas les recherches plus faciles. Si le 31 mai, aucune solution ne se dégage, il ne se retrouvera heureusement pas à la rue. « Je peux aller habiter chez mes parents. Mais à ce moment-là, je perdrais la moitié de ce que je touche au chômage. » Cette solution ne pourra donc pas s’éterniser.

    Fabrice Denys s’est aussi tourné vers la Société de Logements. Mais la Société fait face à de très nombreuses demandes. Il y a environ 800 demandes en attente. Et Fabrice n’a pas encore beaucoup de points.

    source article Sarah Libbrecht sudinfo +