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  • Estaimpuis : Daniel Senesael questionne le Ministre des entreprises publiques sur la fiabilité des trains DESIRO

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    Les Desiro, les nouveaux trains de la SNCB, sont touchés par une panne tous les 8.000 kilomètres, ce qui signifie que chaque rame se voit confrontée à un problème technique une fois par semaine. Dans une interview accordée à nos confrères de Knack, Jo Cornu, le CEO de la SNCB, qualifie ce problème d'inacceptable.

    La fiabilité des trains constitue, selon lui, "un des plus gros problèmes actuels". En moyenne, un train tombe en panne tous les 30.000 kilomètres alors que les Desiro connaîtraient une avarie tous les 8.000 kilomètres. "Le manque de fiabilité des trains pèse sur nos chiffres de ponctualité: dans 35% des cas où un train est en retard, cela est dû à du matériel peu fiable." Ces retards à répétition pèsent également dans les comptes de la société.

    Le député Bourgmestre Daniel Senesael qui est un habitué des voyages en train et qui connait les soucis journaliers de pas mal de navetteurs a décider d'intervenir auprès du ministre Jean-Pascal Labille Ministre des Entreprises Publiques en espérant obtenir les réponses aux questions que pas mal d'utilisateurs de la SNCB se posent.

     

    Question de Daniel Senesael à Jean-Pascal Labille

    Ministre des Entreprises Publiques

     

     Objet : Fiabilité des trains Desiro

     Monsieur le Ministre,

    Dans une interview accordée la semaine dernière, Jo Cornu, le CEO de la SNCB, nous apprenait que les nouveaux trains Desiro, fabriqués par la firme allemande Siemens Transport étaient trop peu fiables. Et pour cause, il apparaît que ces trains, dont une dernière livraison est, semble-t-il, attendue pour 2015, tombent en panne tous les 8.000 kilomètres alors qu’en moyenne, l’ensemble des trains tend à rencontrer un problème technique tous les 30.000 kilomètres.

    Les conséquences de pannes si fréquentes sont nombreuses, tant pour les usagers qui doivent subir les retards qui y sont liés que pour la SNCB dont l’image de marque et les finances se retrouvent à nouveau écornées.

    Monsieur le Ministre, alors que la dette de la SNCB s’élève à présent à 2,7 milliards d’euros et que le nouveau plan de transport de la SNCB prévoit un rallongement des temps de trajet en vue de limiter les retards, il est évident qu’une telle situation ne peut perdurer. Quelles mesures comptez-vous prendre afin de remédier à cette situation ? Qui prend en charge des réparations ? Et pour quel coût ? Avez-vous eu des contacts avec Siemens Transport ? Sont-ils prêts à s’engager à prendre en charge le montant des réparations liés à ces problèmes techniques trop précoces ? Cette situation remet-elle en cause la commande des derniers trains Desiro prévue pour 2015 ?

    Je vous remercie,

    Daniel Senesael

     

    Député Fédéral