crise et retraite

  • Triste conséquence de la crise et de la mauvaise gestion de nos élus: À 69 ans, elle est forcée de retravailler: "En hiver, on doit choisir: avoir chaud ou manger"

     pensionnée au travail.jpg

    Le témoignage de Marie-Noëlle (prénom d’emprunt), 69 ans, a de quoi faire réfléchir. Elle qui a vécu dans l’opulence une bonne partie de sa vie se retrouve à la pension dans la pauvreté la plus crue. Pour s’en sortir, une seule solution : retourner au charbon.

    Cette Marchinoise, aujourd’hui comptable pensionnée, a connu ce qu’on appelle la grande vie une bonne partie de sa carrière. «  Je me suis occupée, en tant qu’indépendante, de la comptabilité de grosses sociétés dont une multinationale. Mon mari aussi. On gagnait beaucoup d’argent (environ 6.200 euros par mois à nous deux). Nos deux enfants n’ont jamais manqué de rien  », se souvient-elle.

    Quelques décennies plus tard, le quotidien de Marie-Noël a radicalement changé. «  Nous n’avons pas chauffé la maison depuis mai par manque d’argent, là nous venons de craquer parce que ce n’était plus supportable mais le mazout est si cher qu’il faut choisir : avoir chaud ou manger. Quant à se soigner, ce n’est presque plus possible.  »

    Que s’est-il passé ? «  Notre pension d’indépendant (1.300 euros pour deux) n’est pas suffisante. Aujourd’hui, on a vendu tous nos biens. Heureusement, il nous reste un toit pour vivre à Marchin alors je ne me plains pas.  »

    Aujourd’hui grand-mère de quatre petits-enfants, la Marchinoise de 69 ans en est venue à la conclusion suivante : pour survivre, il faut retourner travailler. «  Je suis sur une piste : gérer comme indépendante la comptabilité d’un inventeur belge et l’aider à vendre son invention. J’espère que cela va se concrétiser. J’aurais préféré pouvoir me reposer... mais ai-je le choix ?  »