carte de la violence en wallonie

  • Violence familiale:De nombreux faits signalés à Comines-Warneton, Mouscron et Estaimpuis en 2013

    Les violences au sein de la famille sont un phénomène qui reste largement caché. Mais, les chiffres officiels montrent que ces faits sont de plus en plus souvent rapportés. Il y a cependant de grosses différences entre les communes.

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    La police fédérale a publié les chiffres des violences intrafamiliales constatées en 2013. Ces chiffres reprennent les faits enregistrés par les services de police en matière de violence intrafamiliale par 10.000 ménages. La violence intrafamiliale comprend la violence physique, psychique, sexuelle et/ou économique. On s’aperçoit alors qu’il y a d’importantes disparités en Wallonie picarde.

    Ainsi, la police a recensé 60 faits de violences intrafamiliales pour 10.000 ménages en 2013 dans les entités de Silly ou de Rumes, mais dans l’entité de Leuze, 191 faits ont été recensés pour 10.000 ménages en 2013. On arrive ici aux taux maximums observés en Belgique (le record en la matière étant détenu par la ville de Châtelet, où 262 faits ont été recensés en 2013 pour 10.000 ménages).

    Est-ce parce que les dispositifs de signalement sont plus efficaces à Leuze, et que les écoles, les plannings familiaux, les médecins traitants, le CPAS, l’ONE signalent davantage ces maltraitances familiales ?

    Au niveau national, la Flandre et Bruxelles semblent moins touchées par ces violences que la Wallonie. Les régions de Charleroi et de Liège sont les endroits où on trouve le nombre de faits de violences familiales le plus important.

    UN PHÉNOMÈNE SOUS-ESTIMÉ

    Concernant les violences conjugales, on estime qu’un mari sur huit est un homme violent, puisqu’une femme sur huit est une femme battue.

    Quant aux violences sexuelles, elles sont largement sous-estimées, puisqu’à peine une victime sur dix porte plainte. Et quand il s’agit d’agressions sexuelles contre les enfants, donc d’inceste, on n’a aucune idée de l’ampleur réelle du phénomène. Très peu de cas sont signalés en Wallonie picarde : 21 faits connus seulement en 2013, ce qui est moins que les années précédentes. Et encore, toutes les plaintes ne débouchent pas sur une condamnation, loin de là.

    Ces violences sont largement le fait des hommes, et les victimes sont en très large majorité des femmes. Ces derniers temps, on voit souvent aux informations ces crimes qualifiés à tort de « drames familiaux » par les médias : un ex-conjoint, un conjoint, tue la mère de ses enfants, et parfois ses enfants avec. C’est le paroxysme de la violence familiale, mais cela montre qu’on n’aide pas assez les femmes à sortir de ces relations destructrices. Il y a encorebeaucoup de travail àfaire pour que toutes les victimes,femmes, enfants ethommes, puissent reprendre le cours de leur vie après avoir subi ces violences.

    À NOTER Numéro vert

    pour les violences conjugales : 0800/30.030.

    pour les enfants, SOS Parents Enfants : 069/84.84.05 ou 056/34.70.14