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  • Pénurie de main d'oeuvre dans certains emplois, c'est l'heure de faire le bon choix

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    Actiris, l’agence régionale en charge de l’emploi, a publié la semaine dernière la dernière mise à jour de sa liste des fonctions critiques, celles qui sont en pénurie à Bruxelles. On retrouve les classiques comme instit, infirmier ou ingénieur. Mais aussi des nouveautés comme les maîtres d’hôtel ou les repasseuses à main.

    Comme chaque année, l’agence régionale en charge de l’emploi Actiris publie sa liste des fonctions critiques à Bruxelles. Comprenez: la liste des métiers en pénurie dans la capitale, « soit parce que la réserve de main-d’œuvre est trop faible, soit parce que les candidats ne disposent pas des compétences exigées par les employeurs », précise Yvan Jadoul, conseiller Emploi auprès de la ministre Céline Frémault (cdH).

    La dernière mise à jour, portant sur l’année 2013, est apparue sur le site Web d’Actiris. À l’heure ou le chômage touche quelque 110.000 Bruxellois, une trentaine de professions sont ainsi énumérées. À commencer par les «classiques», celles qui chaque année reviennent désespérément. Les instituteurs primaires et maternels, professeurs secondaires, infirmiers, traducteurs, comptables, secrétaires, et autres ingénieurs sont de celles-là. Le mal est particulièrement criant pour les professeurs d’enseignement secondaire, pour lesquels Actiris compte 1.155 offres d’emploi reçues, pour une réserve de main-d’œuvre de… 388 personnes à peine. Même chose pour les infirmiers en chef et en gériatrie, pour lesquels Actiris a reçu respectivement 45 et 55 offres en 2013, pour à peine 9 et 8 candidats potentiels.

    « Il n’y a pas un seul facteur qui explique globalement la présence dans la liste des fonctions critiques », poursuit notre interlocuteur. « Ils sont multiples. Cela peut être le manque quantitatif et qualitatif de candidats, mais aussi l’image que le grand public a de la fonction, les conditions de travail, les horaires, etc. Chaque cas est différent et l’explication pour l’un ne sera pas la même pour l’autre. » C’est ainsi que des emplois «peu qualifiés», et donc correspondant a priori au marché bruxellois, peuvent aussi se retrouver dans la liste des fonctions critiques. En 2013, par exemple, on recherche encore des vendeurs, des conducteurs de semi-remorque ou des garçons de café. « Chaque cas nécessite dès lors une réponse spécifique. Pour un manque qualitatif, on mettra en place des formations pour apporter aux demandeurs d’emploi les compétences adéquates. Dans celui où c’est l’image qui est mauvaise, cela passera par un travail de sensibilisation et valorisation du secteur concerné en présentant les aspects positifs. »

    Globalement, le listing 2013 ressemble fort à celui de 2012. Toutefois, après avoir disparu en 2012, les employés de compagnie d’assurance, les gestionnaires de réseau informatique, les administrateurs de base de données, les vendeurs d’articles d’outillage ou encore les plombiers y font leur retour. Les maîtres d’hôtel, les repasseuses à la main et les deviseurs-métreurs manquaient quant à eux pour la première fois. À l’inverse, les opérateurs de call-centers, les techniciens helpdesk IT, les mécaniciens industriels d’entretien ou encore les chefs de rang horeca disparaissent des fonctions critiques 2013.

    Pour voir la liste complète des fonctions critiques, cliquez ici.

    source Ch.v Sudinfo +